23.08.2005
00:39
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Elle marche, sure d'elle, sans regarder derrière. Elle ne pense même pas à l'heure. Elle se dit juste qu'elle est fatiguée.
Il la voit, 3 semaines qu'il n'attend que ça. 3 semaines qu'il l'observe, qu'il vit en la regardant, la dévorant, l'admirant, la désirant. Cette nuit, il l'aura.
Elle ne s'est tjs pas retournée, elle ne se doute pas qu'il est la. Elle pense à ses clefs qui sont ds sa poche, à son portable qui est éteint. Elle accélère sans savoir pourquoi. Elle se sent suivie mais elle ne veut pas se retourner. Elle se traite d'immature, se dit qu'il n'y a personne que c'est juste un effet de son imagination.
Il reste ds l'ombre, marchant doucement, il la trouve belle, il la veut, il sent sa peur et il aime ça. Il veut se rapprocher, il n'ose pas. Il préfère attendre, attendre qu'il n'y est plus du tout de lumière.
Elle accélère tjs. Elle a peur, elle tremble. Des dizaines d'images traversent sont esprit. Elle se voit morte, allongée sur le sol, les yeux ouverts. Mais elle se dit que c'est impossible, qu'elle prend ce chemin tt les lundi soirs depuis 4 ans maintenant et qu'elle a tjs été seule ds ces rues. Mais alors, pourquoi a-t-elle cette sensation d'être observée, épiée? Peut-être est-ce du à ce mal-être qui vit en elle depuis plusieurs semaines. Elle se reprend, se dit de ne plus penser à ça. Elle jette furtivement un regard craintif derrière elle et elle l'aperçoit. Il lui sourit. Elle sent son coeur battre à lui traverser la poitrine. Et soudain, elle reprend ses esprits:
"A....., c'est vous, vous m'avez fait une peur bleue." Il sourit encore.
"Désolé, c'était pas mon intention, je n'étais pas sur que c"était vous devant."
Elle se sent en sécurité. C'est seulement le nouveau du 3ème étage. Il habite dans le même immeuble qu'elle depuis 3 semaines. Il s'approche, arrive à sa hauteur et ils continuent leur chemin ensemble.
Seulement, ce n'est pas la seule chose qu'il veut. Il la sent, tout près de lui. Il la veut, rien qu'une nuit, pour lui tout seul. Elle doit lui appartenir.
Elle ne pense plus à rien, elle parle. Sa tension est retombée, elle ne se doute pas de la suite.
Au coin d'une rue, noire et humide, il ne peut se retenir, il l'attrape par les bras, et la pousse violemment contre un mur de briques. Elle ne comprend pas, elle doit rêver. Pourtant la douleur des briques s'enfonçant ds sa peau est bien réelle. Elle sent des gouttes couler le long de ses reins, elle saigne.
Il ne désire plus qu'une chose, l'avoir pour lui. Qu'elle lui appartienne. Il se fiche qu'elle souffre, qu'elle saigne, peu importe, elle est à lui.
Elle veut hurler, mais aucun son ne peut sortir de sa bouche. Elle se débat, mais elle n'a plus de force. Elle essaie, elle se bat avec elle même, mais elle ne peut rien faire, il est plus fort. Elle sent une main qui l'étrangle et une autre sous son pull. Il la griffe, il la blesse. Il passe la main sur toutes les parties de son corps, il va vite, il ne veut qu'une chose.
Il lui arrache ses vêtements avec une violence extrême, elle ne dit rien, elle a mal, elle pleure mais elle ne crie pas, elle ne bouge plus. elle est comme morte.
Il sent qu'elle faiblit, il la soutient, il force pour ne pas lâcher, elle est enfin à lui. Il l'a eut, enfin. Il la laisse tomber sur le sol, ses genoux fléchissent, elle s'écroule.
Lui, il s'en va, ne regardant pas derrière lui.
Elle se retrouve seule, nue, sanglante dans cette rue froide. Elle est comme morte, ses yeux sont ouverts mais elle ne voit plus rien. Elle ne pense qu'à lui.
Il marche vite. il a peur de ce qu'il vient de faire, il veut mourir. il l'a eut, il a gagné mais il n'en est pas fier. Il voit ce pont, si près, si haut. Il se dit qu'il ne mérite que ça, que ça vie est merdique, il vient de la violer. Il s'approche, regarde par dessus. Rien, le vide seulement. Il monte sur le rebord, il ne réfléchit plus. Il regarde le monde une dernière fois. Il saute.
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